large ad

small ad


The best HDTVs To Watch Hockey on…
HomeTheaterReview.com

En Francais

Sundin Dans L'Igloo?

Bonjour chers amateurs de hockey !

Les Penguins de Pittsburgh ont connu une soirée de hockey bien difficile le 18 janvier contre le Lightning de Tampa Bay. Non seulement ils ont perdu au score de 3-0 contre la dernière équipe de la Conférence de l'Est mais ils ont aussi perdu leur meilleur joueur, Sidney Crosby, touché à la cheville. Les prévisions de l'absence du « Kid » varient de six à huit semaines. Les Penguins étaient à la lutte avec les Devils du New Jersey, leurs rivaux de division, et les Canadiens de Montréal pour la deuxième place de la conférence mais cette blessure change tout.

Privés de leur premier joueur de centre, ils ont très bien réagi en remportant une victoire 2-0 contre les Canadiens dès le match suivant et Evgeni Malkin semble bien assurer le remplacement de son capitaine jusqu'ici. Mais quelque soit le talent du grand joueur russe, il ne pourra remplacer Crosby tout en remplissant le rôle qu'il avait déjà et il manque toujours un bon joueur de centre dans l'alignement des Penguins. Pendant ce temps, un grand joueur de centre vit des heures sombres à Toronto où les Maple Leafs vont probablement rater les séries éliminatoires pour la troisième année consécutive. Bien des observateurs prévoient le départ de Mats Sundin et tout le monde attend la décision du nouveau directeur général Cliff Fletcher et de Sundin lui-même, compte tenu que son contrat prévoit une clause de non-transaction.

Un échange de Sundin à Pittsburgh en retour du premier choix des Penguins au repêchage 2008 plus un autre joueur serait une bonne transaction pour les deux équipes, et pour Sundin également. Il est évident qu'il n'y a plus rien à tirer de la formation torontoise actuelle et on s'attend à ce que la direction du club veuille repartir de zéro avec des jeunes joueurs. Sundin, de son coté, sera agent libre sans compensation à la fin de la saison, les Maple Leafs ont donc tout interêt à l'échanger en retour au minimum d'un choix au repêchage avant la date limite fixée le 26 février.

Du coté de Pittsburgh, il ne s'agit pas de trouver un joueur égal à Crosby, le meilleur joueur de la ligue, mais un bon remplaçant pendant quelques semaines. Sundin est de loin le meilleur joueur des Maple Leafs, il produit plus d'un point par match en moyenne depuis 2005, il a marqué 54 points depuis le début de la saison et son expérience de 18 saisons dans la LNH ne peut être que bénéfique pour les Penguins, l'une des équipes les plus jeunes de la ligue. En plus, comme on est jamais assez bien armé pour la Coupe Stanley, Sundin continuera de servir même après le retour au jeu de Crosby.

Bien entendu, les Maple Leafs ne donneront pas Sundin gratuitement, le prix sera au minimum le premier choix des Penguins au repêchage de 2008, plus un bon joueur, et probablement un autre choix au repêchage de 2009 conditionné au parcours de Pittsburgh dans les séries éliminatoires. Les Penguins se sont déjà départis de leur choix de troisième ronde pour 2008 dans l'échange de Georges Laraque mais avec Crosby, Malkin, Staal et Angelo Esposito dans leur système, Pittsburgh peut se permettre une année creuse au repêchage. Le remplacement de Crosby est plus important, d'autant que les Penguins n'ont que six points d'avance sur la neuvième place de la conférence, tenue par les Rangers de New York.

Reste à convaincre Sundin lui-même, lui qui a plusieurs fois précisé qu'il était heureux à Toronto. Malgré sa clause de non-transaction, il doit se rendre compte que c'est la chose à faire. Les Maple Leafs n'ont pratiquement aucune chance de remporter la Coupe Stanley en 2008 et un échange vers Pittsburgh ou ailleurs augmentera ses chances. De plus il est agent libre sans compensation à la fin de la saison et garde donc la possibilité de revenir à Toronto aussi tôt que le 1er juillet. Les prochaines semaines seront passionnantes.

Thomas et la Magie Hasek

Alors que nous voilà rendus au-delà du premier tiers de la saison régulière 2007-08 de la LNH, plusieurs équipes défient les prédictions de tous les observateurs. Dans la Conférence de l'Ouest, il y a les Blackhawks de Chicago qui sont à la lutte pour une place en séries grâce à leur duo de recrues Patrick Kane et Jonathan Toews. Tout le monde pensait que les Blackhawks allaient progresser dans les années à venir, mais peu de gens les voyaient à cette place aussi vite. Mais c'est de la Conférence de l'Est que vient la plus grosse surprise de la première partie de la saison : les Bruins de Boston.

Les Bruins ont été exclus des séries éliminatoires lors des deux dernières saisons et n'ont effectué aucun changement majeur dans l'alignement à l'été 2007. Ils étaient donc un choix facile dans le jeu des prédictions des équipes qui ne seraient pas des séries au printemps 2008. Pourtant, la formation du Massachusetts est à la quatrième place de la conférence après 29 matches. Et ils le doivent à un joueur en particulier : Tim Thomas.

Le gardien de 33 ans originaire de Flint, Michigan était largement inconnu du public nord-américain avant le lock-out puisqu'il y avait joué principalement dans les ligues mineures. En revanche, il s'est construit une belle réputation en Finlande entre 1997 et 2005. Il a joué notamment pour les formations de Kärpät Oulu, Helsinki IFK et Jokerit Helsinki. Dans la compétitive SM-Liiga, il a mérité le trophée Urpo Ylönen de meilleur gardien en 1998 et le trophée Lasse Oksanen de meilleur joueur de la ligue en 2005.

Cette année à Boston, il est en train de réaliser le même miracle que Dominik Hasek avec les Sabres de Buffalo au milieu des années 1990, c'est-à-dire propulser une équipe au mieux médiocre vers les quarts-de-finale, voire plus loin. Comme Hasek à cette époque, Thomas fait face à plus de 30 lancers à chaque soirée de hockey mais assure une efficacité de .936 qui le place au premier rang de la ligue, et de loin.

Les Bruins sont par ailleurs une équipe très moyenne. Seul Marc Savard, avec 29 passes décisives, a une production significative en attaque. Mais comme chacun sait, le gardien de but est le poste le plus important dans une équipe de hockey. Thomas a affronté 674 lancers depuis le début de la saison. S'il avait eu une efficacité de .915, ce qui serait tout de même très bien, les Bruins auraient accordé 14 buts de plus et seraient au mieux à la neuvième place de la conférence. C'est là que la magie opère : un super gardien devant le filet et les Bruins sont à la quatrième place.

Le problème pour les Bruins est que si Thomas se blesse, ce qui est le cas en ce moment mais pour quelques matches seulement, ils ne font pas le poids. Parmi les trois autres gardiens qu'ils ont utilisé depuis le début de la saison, soit Alex Auld, Manny Fernandez et la recrue finlandaise Tuukka Rask, aucun n'a une efficacité supérieure à .900. Mais ils ne sont pas les seuls à dépendre à ce point de leur gardien. Les Devils du New Jersey et les Canadiens de Montréal en sont rendus au même point.

Ce qui augure bien pour les Bruins, c'est que quand arrive le temps des séries éliminatoires, le jeu est encore plus défensif et le poste de gardien de but encore plus décisif. Les Bruins peuvent rêver à la finale de la Coupe Stanley, comme les Sabres de Buffalo de 1999. Le grand défenseur Zdeno Chara saura aussi les aider dans leur zone.

Quelque soit la performance des Bruins de Boston vers la fin de la saison, Thomas est un candidat très serieux, peut-être le plus serieux, pour le trophée Vezina. Il devrait aussi être pris en considération pour le trophée Hart, car il est de toute évidence le joueur le plus utile à son équipe.

USA Héros du Hockey

Héros du Hockey : 1ère partie - Etats-Unis

Depuis le début de la saison 2007-08 de la Ligue Nationale de Hockey, les Etats-Unis ont été à l'honneur grâce à deux des meilleurs joueurs de hockey de leur histoire. Tout d'abord Mike Modano est devenu le meilleur pointeur né aux Etats-Unis de la LNH, en marquant son 1233ème point le 7 novembre contre les Sharks de San José. Puis c'est justement un joueur des Sharks qui a fait la une, Jeremy Roenick a marqué le 500ème but de sa carrière le 10 novembre contre les Coyotes de Phoenix. C'est l'occasion pour moi de vous présenter mon classement, obligatoirement subjectif, des dix meilleurs joueurs américains de tous les temps, tous postes confondus. Notez que je considère Brett Hull comme américain, puisqu'il a fait sa carrière internationale sous le maillot de la bannière étoilée.

#10. John Vanbiesbrouck, retiré, né le 4 septembre 1963 à Detroit, Michigan

Vanbiesbrouck a effectué la première partie de sa carrière avec les Rangers de New York. Il est rapidement devenu l'un des meilleurs gardiens de la ligue et a remporté le trophée Vezina en 1986. Avec l'arrivée de Mike Richter aux Rangers, la formation new-yorkaise pouvait revendiquer le meilleur duo de gardiens de la ligue, mais Vanbiesbrouck n'était plus le titulaire indiscutable devant le filet. Le moment-clé de sa carrière intervient en 1993 lorsqu'il rejoint les Panthers de la Floride, la nouvelle équipe de la LNH. Grâce à lui, les Panthers vont devenir la meilleure équipe d'expansion de l'histoire de la ligue, atteignant la finale de la Coupe Stanley en 1996. « Beezer » a ensuite joué pour les Flyers de Philadelphie, les Islanders de New York et les Devils du New Jersey avant de prendre sa retraite en 2002.

# 9. Pat LaFontaine, retiré, né le 22 février 1965 à St. Louis, Missouri

Bien que né à St. Louis, c'est à Verdun dans la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec que LaFontaine a fait ses gammes. Repêché par les Islanders de New York au troisième rang total en 1983, il a joué 8 saisons à Long Island avant de rejoindre les Sabres de Buffalo. C'est avec eux que LaFontaine a connu ses meilleures saisons : 93 points en 1991-92 bien que limité à 57 parties, puis un extraordinaire 148 points en 1992-93. Son association avec l'attaquant russe Alexander Mogilny reste un classique du hockey. Malheuresement, les commotions cérébrales auront raison de sa carrière, qui s'est terminée en 1998 après une dernière saison avec les Rangers de New York. Malgré tout, LaFontaine a amassé un remarquable total de 468 buts en seulement 865 parties. Sa persévérance lui a valu le trophée Bill Masterton en 1995.

# 8. Keith Tkachuk, Blues de St. Louis, né le 28 mars 1972 à Melrose, Massachusetts

Tkachuk a débuté sa carrière dans la LNH avec les Jets de Winnipeg, dont il est devenu le capitaine à seulement 21 ans. Avec son grand gabarit, Tkachuk a incarné l'ailier de puissance idéal dans les années 1990. Il a atteint le plateau des 50 buts en saison régulière pour la première fois en 1995-96, avant de rééditer l'exploit la saison suivante, sous les nouvelles couleurs de la franchise, les Coyotes de Phoenix. Il a rejoint les Blues de St. Louis en 2001 et reste un joueur très productif. Tkachuk est également un habitué de l'équipe nationale, puisqu'il a participé aux Jeux Olympiques de 1992, 1998, 2002 et 2006. Tkachuk a également remporté la Coupe du Monde de Hockey avec les Etats-Unis en 1996, et a participé à celle de 2004.

# 7. Phil Housley, retiré, né le 9 mars 1964 à Saint Paul, Minnesota

Housley est né dans l'Etat du Hockey et a été repêché par les Sabres de Buffalo au sixième rang total en 1982. Il a réussi la performance - rare pour un défenseur - de faire le saut immédiatement dans la LNH, mais c'est avec les Jets de Winnipeg au début des années 1990 que Housley a connu ses meilleures saisons. Il a marqué 97 points en 1992-93. Housley a beacoup voyagé à travers la ligue puisqu'il a défendu les couleurs de 8 formations différentes. Même s'il n'a jamais remporté la Coupe Stanley ni le trophée Norris, il reste l'un des meilleurs défenseurs américains de l'histoire, en compagnie de Brian Leetch et de Chris Chelios. Son total de 1232 points a été le sommet pour les joueurs nés aux Etats-Unis - donc excluant Brett Hull - tous postes confondus, avant d'être dépassé par Mike Modano au début de la saison 2007-2008.

# 6. Mike Richter, retiré, né le 22 septembre 1966 à Abington, Pennsylvania

Richter a joué la totalité de sa carrière avec les Rangers de New York, le club qui l'a repêché en deuxième ronde en 1985. Il a partagé le filet avec son compatriote Vanbiesbrouck durant ses premières saisons, puis est devenu l'unique gardien partant quand « Beezer » a été échangé en 1993. Dès la saison suivante, Richter a mené les Rangers à la victoire de la Coupe Stanley, en obtenant notablement quatre jeux blancs en séries, un record à l'époque. L'autre grand sommet de la carrière de Richter a eu lieu en 1996 à la Coupe du Monde de Hockey. Sa solidité devant le filet a largement contribué à la victoire historique des Etats-Unis sur le Canada. Richter est resté par la suite l'un des meilleurs gardiens de la ligue et a participé aux Jeux Olympiques de 1998 et 2002 avant de prendre une retraite forcée par les blessures en 2003. Richter est le seul gardien à avoir obtenu 300 victoires avec les Rangers de New York.

# 5. Brian Leetch, retiré, né le 3 mars 1968 à Corpus Christi, Texas

Comme Richter, c'est avec les Rangers de New York que Leetch est devenu celèbre. Ce défenseur né au Texas mais qui a grandi dans le Connecticut a été repêché par la formation new-yorkaise au neuvième rang total en 1986. Il a remporté le trophée Calder de la meilleure recrue de la ligue à sa première saison complète en 1988-89. Lors de la saison 1991-92, Leetch est devenu le premier et le seul défenseur américain à ce jour à avoir dépassé le plateau des 100 points, avec 102 unités. Cette performance lui a valu le premier de ses deux trophées Norris de meilleur défenseur de la ligue. Lors des séries de 1994, il a été le meilleur joueur des Rangers et leur a permis de remporter une première Coupe Stanley depuis 1940. Il a d'ailleurs mérité le trophée Conn Smythe de meilleur joueur des séries. Il a ensuite remporté son deuxième trophée Norris en 1997. Leetch a été le capitaine des Rangers pendant les trois saisons suivantes, mais en 2004 les Rangers l'ont échangé, de même que la plupart des vétérans de l'équipe. Leetch a terminé la saison avec les Maple Leafs de Toronto, puis a joué une dernière saison avec les Bruins de Boston en 2005-06.

# 4. Jeremy Roenick, Sharks de San Jose, né le 17 janvier 1970 à Boston, Massachusetts

Roenick a débuté sa carrière dans la LNH avec les Blackhawks de Chicago en 1988 après avoir joué au niveau junior à Hull, Québec. Il a marqué 18 points en seulement 20 matches lors de sa première saison. Roenick est devenu l'un des piliers de l'équipe dès la saison suivante et a atteint le plateau des 50 buts en 1991-92 et 1992-93. « J. R. » a aidé les Blackhawks à atteindre la finale de la Coupe Stanley en 1992. Roenick a ensuite joué pour les Coyotes de Phoenix puis les Flyers de Philadelphie, restant toujours l'un des meilleurs joueurs de centre de la ligue. Après le lock-out, Roenick a connu deux saisons difficiles avec les Kings de Los Angeles en 2005-06, puis de nouveau avec les Coyotes en 2006-07 et a même annoncé à 37 ans la fin de sa carrière pendant l'été 2007. Revenant sur sa décision, Roenick a accepté un contrat avec les Sharks de San José pour la saison 2007-08 et c'est un choix qui s'avère excellent puisque « J. R » a retrouvé un très bon niveau en ce début de saison et il est le meilleur joueur de la formation en dehors de Joe Thornton. Roenick en a profité pour marquer le 500ème but de sa carrière le 10 novembre.

# 3. Mike Modano, Stars de Dallas, né le 7 juin 1970 à Livonia, Michigan

Même s'il a grandi à Detroit, c'est avec les Raiders de Prince Albert de la Ligue Junior de l'Ouest que Modano a commencé à faire parler de lui. Un séjour canadien qui lui a été profitable puisqu'il a été repêché au premier rang total en 1988 par les North Stars du Minnesota. Modano a marqué 29 buts dès sa première saison dans la LNH, en 1989-90. Il s'est rendu en finale de la Coupe Stanley l'année suivante. Modano a ensuite suivi le déplacement de la franchise à Dallas et c'est avec les Stars qu'il a atteint le plateau des 50 buts en 1993-94. Modano a aidé les Stars à devenir l'une des meilleures formation du circuit et ultimement à remporter la Coupe Stanley en 1999. Modano n'a jamais cessé de produire et le 7 novembre 2007, il est devenu le meilleur pointeur né aux Etats-Unis de l'histoire de la LNH avec son 1233ème point. Agé de 37 ans, Modano a joué la totalité de sa carrière avec la même équipe, et il est aujourd'hui le seul joueur de la formation texane à avoir porté le chandail des anciens North Stars. Comme Roenick, Modano fait partie des quatre joueurs américains à avoir marqué 500 buts dans la LNH – les deux autres sont Joe Mullen et Brett Hull. Il reste l'un des meilleurs joueurs de centre de la ligue.

# 2. Brett Hull, retiré, né le 8 août 1964 à Belleville, Ontario

Le fils de Bobby Hull a débuté sa carrière dans la LNH avec les Flames de Calgary pendant la saison 1986-87. Ses débuts ont été plutôt discrets alors que la plupart des observateurs ne voyaient en lui qu'un joueur au talent limité. Mais après son échange aux Blues de St. Louis pendant la saison 1987-88, Hull est vraiment devenu le « Golden Brett ». Jouant aux cotés de l'excellent fabricant de jeu Adam Oates, Hull a marqué 72 buts en 1989-90, 86 buts en 1990-91 et 70 buts en 1991-92. Il a remporté le trophée Lady Bing en 1990 et sa campagne de 86 buts lui a valu le trophée Hart en 1991. Après avoir quitté St. Louis en 1998, Hull a remporté la Coupe Stanley avec les Stars de Dallas en 1999, puis avec les Red Wings de Detroit en 2002. Il a pris une retraite méritée en 2005 après un dernier court passage avec les Coyotes de Phoenix. Hull a joué 1269 parties de saisons régulières et son total de 741 buts le place au troisième rang de l'histoire de la LNH. Il a également remporté la Coupe du Monde de Hockey avec l'Oncle Sam en 1996.

# 1. Chris Chelios, Red Wings de Detroit, né le 25 janvier 1962 à Chicago, Illinois

Aucun doute en ce qui concerne la première place de notre classement, Chelios est bien le meilleur joueur que l'Amérique ait donné au hockey sur glace. Le défenseur originaire de Chicago, 45 ans, joue avec les Red Wings sa 23ème saison dans la LNH. Chelios a débuté avec les Canadiens de Montréal où il est rapidement devenu l'un des meilleurs défenseurs de la ligue, remportant la Coupe Stanley en 1986 puis le trophée Norris en 1989. Il a rejoint sa ville natale en 1990, un séjour de 9 saisons avec les Blackhawks qui lui a permis de remporter deux autres trophées Norris (1993, 1996) en plus d'être le capitaine emblématique de la franchise. Il a été échangé aux Red Wings de Detroit au printemps 1999. Un bon choix, puisqu'il a remporté une autre Coupe Stanley en 2002. En plus de ses deux Coupes Stanley et de ses trois titres de meilleur défenseur de la ligue, Chelios a joué plus de 1500 matches de saison régulière et 246 matches de séries éliminatoies de la Coupe Stanley. Chelios s'est aussi illustré au hockey international en représentant les Etats-Unis aux Jeux Olympiques d'hiver de 1984, 1998, 2002 et 2006 et à la Coupe du Monde de Hockey en 1996 et 2004. Il a remporté la Coupe du Monde de Hockey en 1996. Et si vous avez encore des doutes sur son amour du jeu, sachez que « Cheli » a choisi de jouer pour les Motor City Mechanics de l'United Hockey League pendant le lock-out de la LNH en 2004-05.

La Puissance Permanente

Alors que la saison 2007-08 de la LNH n'a commencé que depuis un mois, les Red Wings de Detroit sont déjà en tête de la Division Centrale. Une habitude. Il faut dire qu'ils ont remporté le championnat de leur division sept fois au cours des dix dernières années. Pour la formation de la Ville de l'Automobile, la vraie saison de hockey ne commence qu'au mois d'avril avec les quarts-de-finale de la Conférence de l'Ouest. Savez-vous en quelle année les Red Wings ont été exclus des séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la dernière fois ? C'était en 1990, Guy Lafleur jouait encore et Sidney Crosby n'avait que 2 ans.

On dit souvent que la Ligue Nationale de Hockey est un phénomène cyclique, et que c'est la nature du sport. Grâce au repêchage qui donne la priorité aux équipes les moins fortes, on s'attend à ce qu'une équipe faible accumule les espoirs prometteurs, progresse grâce à eux, atteigne le sommet, puis descende doucement dans les classements pendant que les autres formations bénéficient des plus hauts choix. C'est ce qui se passe souvent. La meilleure démonstration est apportée par le Lightning de Tampa Bay qui est passé de la cave du classement et du repêchage de Vincent Lecavalier en 1998 à la Coupe Stanley en 2004. Les Penguins de Pittsburgh suivent en ce moment le même chemin. En fait, au cours des dix dernières saisons de la LNH, pas moins de 10 équipes ont connu la finale de la Coupe Stanley et l'exclusion des séries éliminatoires : Philadelphie, Washington, Dallas, Buffalo, Colorado, la Caroline, Anaheim, Tampa Bay, Calgary et Edmonton. Pendant tout ce temps, les Red Wings de Detroit se sont qualifiés pour les séries à chaque année, et ont remporté la Coupe Stanley trois fois, en 1997, 1998 et 2002.

Même si la Coupe Stanley est le but ultime de toutes les formations de la LNH, le succès en saison régulière, surtout s'il est régulier, met bien en évidence la qualité d'une organisation. Et Detroit est imbattable à ce chapitre. Au cours des dix dernières saisons, les Red Wings ont accumulé 1081 points, un sommet de la ligue, et ont remporté 7 fois le titre de la Division Centrale. Et ils ont du le faire en étant privés des meilleures positions au repêchage à chaque année, et d'une redistribution des cartes faite pour leur compliquer la tâche.

Nombre de points accumulés en saison régulière de 1996-97 à 2006-07 inclus :

1. Detroit: 1081
2. Dallas: 1052
3. New Jersey: 1041
4. Colorado: 1008
5. Ottawa: 994

Lorsque les propriétaires et la ligue ont mis en application la nouvelle convention de travail en 2005, il est évident que le plafond salarial imposé à toutes les équipes ne visait pas seulement à assurer la certitudes des couts. Il s'agissait aussi de créer une soi-disant parité à l'intérieur de la ligue, c'est-à-dire que les équipes les moins riches seraient à égalité avec les équipes les plus riches, puisque ces dernières n'auraient plus le droit de dépenser leurs excédents de dollars. Et cela a fonctionné dans le cas de l'Avalanche du Colorado, des Flyers de Philadelphie et dans une moindre mesure des Devils du New Jersey. Mais pas dans celui des Red Wings de Detroit.

Stabilité dans l'effectif sur la glace ...

L'effectif des Red Wings de Detroit se signale par une remarquable stabilité. Steve Yzerman a passé la totalité de ses 22 saisons avec le club avant de prendre sa retraite de joueur en 2006, et de rejoindre les étages supérieurs à titre de vice-président. Le capitaine Nicklas Lidström est au club depuis 1991, Kris Draper depuis 1993, Kirk Maltby depuis 1996. Brendan Shanahan a quitté pour les Rangers de New York à l'été 2006 mais a passé huit saisons complètes avec les Red Wings, Sergei Fedorov treize saisons. L'organisation des Red Wings n'a pas peur de reconnaitre qu'elle a pu se tromper, et faire revenir à Detroit des joueurs échangés ou laissés partir à titre d'agent libre. Il y a eu Igor Larionov qui avait signé avec les Panthers de la Floride à l'été 2000 et qui était de retour à Hockeytown avant même la fin de la saison, Dominik Hasek qui s'est laissé convaincre deux fois de revenir garder le filet des Red Wings, et également Chris Osgood, qui avait été soumis au ballotage à l'été 2001, qui était parti à Long Island, et qui est revenu à l'été 2005 pour être un (très bon) substitut à Manny Legace puis Hasek.

... et hors de la glace

Les Red Wings de Detroit n'ont connu que trois entraineurs-chef depuis 1993, soit Scotty Bowman, Dave Lewis et Mike Babcock, et l'un d'eux, Bowman, n'a quitté que sur sa propre décision et pour une retraite bien méritée. La promotion interne est la politique de la maison. Lewis a remplacé Bowman comme entraineur-chef en 2002 après lui avoir servi d'adjoint pendant plusieurs saisons et Yzerman a tout naturellement été nommé vice-président de l'équipe dès qu'il a quitté la glace.

Le choix des vétérans

Le DG Ken Holland, en poste depuis 1997, a définitivement choisi de construire son équipe autour des vétérans. C'est ainsi que les Red Wings revendiquent à chaque année l'une des moyennes d'âge les plus élevées de la ligue. Le meilleur exemple est incontestablement l'inusable Chris Chelios, qui aura 46 ans le 25 janvier prochain, mais également Hasek (42 ans), Lidström (37 ans), ou encore Osgood (34 ans), sans oublier Yzerman qui a joué jusqu'à l'âge de 41 ans et qui jouerait surement encore s'il n'avait pas choisi de raccrocher ses patins à la fin de la saison 2005-06. Cela est du au fait que l'équipe se trouve rarement en très bonne position lors du repêchage mais aussi parce que ce sont les franchises en situation d'échec qui décident de rebâtir leur formation par la jeunesse.

Et du développement

Si les Red Wings ne bénéficient jamais des meilleures positions au repêchage, cela ne les empêche pas de faire des miracles. Henrik Zetterberg, qui a marqué 20 points depuis le début de la saison (sommet de la ligue) a été repêché par les Red Wings au 210ème rang total en 2000. Pavel « Pasha » Datsyuk a été repêché au 171ème rang en 1998. Il est aujourd'hui l'autre joueur-clé de la formation, en plus d'avoir gagné le trophée Lady Bing en 2006 et 2007. Ces deux joueurs ne sont pas seulement la preuve du flair exceptionnel du réseau des recruteurs de Detroit en Europe mais aussi de la politique de développement de la formation. Dans ces deux cas, les Red Wings ont préféré laisser les joueurs européens poursuivre leur apprentissage dans leurs championnats respectifs, c'est-à-dire à Timra IK (Suède) pour Zetterberg et AK Bars Kazan (Russie) pour Datsyuk.

Trois Coupes Stanley en dix ans

Les Red Wings ont donc remporté la Coupe Stanley trois fois lors des dix dernières saisons, et ont une chance sérieuse de le faire à chaque année, une performance remarquable. Seuls les Devils du New Jersey présentent une régularité semblable dans le succès. Les Red Wings de Detroit sont-ils une dynastie du hockey ? Ils n'ont gagné que (!) trois Coupes en dix saisons, ce qui les place loin des Canadiens des années 1950 (cinq en cinq ans), des Islanders des années 1980 (quatre en quatre ans) et des Oilers de la fin des années 1980 (cinq en sept ans). Mais le hockey a bien changé et la parité qui règne aujourd'hui dans la ligue, le plafond salarial et l'autonomie des joueurs rendent la comparaison sans intérêt. Il est plus que probable qu'aucune équipe ne s'approchera jamais du statut de dynastie atteint par ces trois formations. Les Red Wings Detroit n'en demeurent pas moins une référence d'excellence dans le hockey moderne.

Les Naufragés Trouvent Refuge

This is a translation of "Island Refuge for Castaways" by Kevin Greenstein

Au cours des récentes années, les Islanders ont eu leur lot de difficultés pour attirer et retenir les meilleurs agents libres. L'exode le plus récent a vu Jason Blake, Ryan Smyth et Tom Poti (entre autres) aller chercher une herbe plus verte ailleurs, laissant le DG Garth Snow compléter son alignement avec des options de deuxième ou de troisième niveau.

Deux des manœuvres de Snow qui ont reçu moins de publicité, les acquisitions de l'avant Ruslan Fedotenko et du défenseur Bryan Berard, sont en train de s'avérer visionnaires, montrant clairement que le toujours débutant DG (un ancien gardien de la LNH) vient peut-être de trouver sa vraie vocation.

Dans le cas de Fedotenko, il ne s'agit pas de la première fois qu'il donne raison à un DG. A l'été 2002, Jay Feaster, le DG du Lightning de Tampa Bay, avait conclu une transaction très controversée en faisant l'acquisition de Fedotenko des Flyers de Philadelphie en retour du troisième choix total du repêchage de 2002. Avec ce choix, les Flyers avaient repêché le défenseur finlandais très convoité Joni Pitkanen, et Feaster allait manifestement passer le reste de sa vie à regretter sa décision.

Cependant, il ne s'est pas passé beaucoup de temps avant que le Lightning ne réalise le potentiel caché de Fedotenko, et il a incontestablement contribué de façon très importante durant leur parcours victorieux des séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2004. Fedotenko a marqué 12 buts en 22 matches de séries, s'établissant définitivement comme une menace très dangereuse devant le filet.

Le Lightning devait absolument améliorer sa défense, et Fedotenko a donc quitté l'été dernier pour signer un pacte d'un an d'une valeur de 2,9 millions $ avec les Islanders. L'opération a été éclipsée par les acquisitions du nouveau capitaine Bill Guerin et du talentueux joueur de centre Mike Comrie, mais il est probable qu'elle s'avère tout aussi décisive dans le succès de la formation. Le DG Garth Snow et l'entraineur-chef Ted Nolan avaient un plan clair à l'esprit au sujet de Fedotenko, lui donnant un poste sur le premier trio en compagnie de Guerin et Comrie, et les premiers résultats ont été rien de moins que sensationnels.

Fedotenko a amassé sept points au cours de ses huit premiers matches avec les Islanders, fonçant infatigablement vers le filet et apportant le complément parfait au talent de fabricant de jeu de Comrie et au lancer mortel de Guerin. Fedotenko mène les attaquants des Islanders au chapitre du temps de glace, et Nolan a pu l'utiliser dans toutes les situations de jeu. Mais sa plus grande valeur est sans aucun doute apportée quand il joue en compagnie de Guerin et Comrie à égalité numérique et sur l'attaque à cinq.

Son style de jeu est très similaire à celui de la locomotive des Red Wings de Detroit, Tomas Holmström ; ce sont tous deux des guerriers indestructibles qui bataillent régulièrement dans le trafic afin de créer des espaces pour leurs plus talentueux compagnons de trio. La magnifique performance de Fedotenko dans les séries de 2004 rappelle sans aucun doute celles que les Red Wings obtiennent à chaque année de la part d'Holmström, et le seul regret des Islanders est certainement de ne pas avoir réussi à lui faire signer un contrat de longue durée.

L'acquisition de Berard a également payé des dividendes immédiats aux Islanders en apportant de la stabilité dans la zone défensive. Mais la première raison de son acquisition était d'assurer le départ de l'attaque, et c'est exactement ce qu'il a fait, aidant l'attaque à cinq des Islanders à fonctionner avec une réussite de 27%, un sommet de la ligue. Il a récolté quatre points au cours de ses cinq premières parties après son retour avec les Islanders, enlevant rapidement et surement le rôle de quart-arrière de l'attaque à cinq à Marc-André Bergeron, qui a été laissé de coté lors de trois matches consécutifs.

Victime d'un bâton élevé involontaire qui lui a couté l'usage de son oeil droit en 2000, Berard demeure incroyablement l'un des fabricants de jeu à la ligne bleue les plus dynamiques de la ligue. Depuis la saison 2003-04, il a maintenu une moyenne de 0,72 points par parties, un rendement comparable à celui des meilleurs défenseurs que sont Sergei Gonchar (0,80), Nicklas Lidström (0,74), et Wade Redden (0,62). Et quand on considère à quel point Berard est bon marché (725 000 $ par année) par rapport à ce trio d'arrières – et même en tenant compte qu'il n'est pas aussi accompli défensivement que Lidström ou Redden – on voit bien à quel point il s'agit d'une bonne affaire pour les Islanders.

Malheureusement, une élongation à l'aine va tenir Berard, souvent blessé, à l'écart pendant 2 à 4 semaines, permettant peut-être à Bergeron d'obtenir une deuxième chance. La bonne nouvelle pour les Islanders est qu'un hasard du calendrier ne leur fait jouer aucun match avant samedi soir. Et si Bergeron effectue comme prévu son retour dans l'alignement contre les Hurricanes de la Caroline, il s'agira d'une certaine façon d'une double chance de rachat pour le jeune défenseur.

Il y a deux ans, Bergeron avait été le héros malheureux des Oilers et de leur extraordinaire parcours jusqu'à la finale de la Coupe Stanley après qu'ils euent fini au huitième rang de la Conférence de l'Ouest. Durant la première partie de la finale contre la Caroline, Bergeron avait involontairement bousculé l'attaquant des Hurricanes Andrew Ladd sur le gardien Dwayne Roloson. La blessure résultante au genou de Roloson avait écarté le gardien pour le restant des séries, détruisant le moral et l'efficacité de Bergeron et faisant dérailler la saison historique des Oilers.

La saison suivante, Bergeron a connu beaucoup de difficultés à Edmonton, les partisans et les media perdant patience avec lui, et c'est sans véritable surprise qu'il a été échangé aux Islanders (avec un choix de troisième ronde au repêchage) en retour de l'espoir sans contrat Denis Grebeshkov. Son jeu avec les Islanders dans le dernier droit a été plutôt bon, et il a récolté 21 points en seulement 23 parties en plus d'obtenir un impressionnant +5. Et même s'il a connu quelques difficultés en ce début de saison, il est plus que probable que l'influence stabilisante de Nolan va remettre Bergeron sur les rails.

Les surprenants Islanders ont compilé une fiche de 5-3 jusqu'ici, prouvant être bien meilleurs sur la glace que sur le papier. Et même s'il est facile de donner le crédit aux compteurs de buts et au gardien étoile Rick DiPietro, la réalité de l'affaire est que ces Islanders réussissent parce que leur jeu est façonné par leur entraineur-chef. L'éthique de travail de Nolan a de toute évidence déteint sur son équipe, et aussi longtemps que les Islanders continueront de travailler aussi fort, ils seront des prétendants très sérieux, bien qu'improbables, aux séries éliminatoires.

Sortir de la Routine

This is a translation of "Getting off the Treadmill" by Kevin Greenstein

Au cours des prochains jours, on s'attend à ce que l'Association des Joueurs de la LNH annonce que Paul Kelly, un avocat de Boston, sera son quatrième directeur exécutif en 40 ans. On croit que le comité de sélection de l'association a choisi Kelly à l'unanimité, et qu'ils ont officiellement recommandé son embauche dans un appel-conférence avec les joueurs lundi.

Kelly, un ancien procureur-adjoint américain, avait essayé de faire extrader vers les Etats-Unis le fondateur de l'AJLNH, Alan Eagleson, pour y répondre d'accusations de fraudes et de détournements de fonds vers la fin des années 1990. Eagleson accepta plus tard de plaider coupable et passa un accord suivant lequel il dut payer une amende aux Etats-Unis et servir 18 mois de prison dans un établissement canadien. Ayant produit cet immense effort, il ne fait aucun doute que Kelly comprend mieux que personne les rouages particuliers de l'AJLNH et son histoire de corruption et de confrontations.

« [Kelly] est un très bon choix pour les joueurs, leurs familles, et pour le jeu et les partisans, » a déclaré Russ Conway, un journaliste de hockey membre du Temple de la Renommée, et lui même un des acteurs importants de la chute d'Eagleson. « Parce qu'il est capable d'obtenir des résultats autrement que par des batailles et des guerres. Il a la capacité de faire écouter différents points de vue aux gens ... . Il n'est pas belliciste. »

L'embauche de Kelly arrive à un moment crucial pour la LNH et ses joueurs. Même si on a dressé un bilan très optimiste en ce qui concerne l'augmentation rapide des revenus à l'échelle de la ligue, il existe quelques problèmes très sérieux auxquels il devra immédiatement s'attaquer.

Il y a deux semaines, les Red Wings de Detroit ont joué leur match d'ouverture au Joe Louis Arena devant des rangées de sièges vides. Detroit était depuis des années le point d'appui le plus solide de la LNH aux Etats-Unis. Les sièges vides à « Hockeytown » sont un signe clair que la LNH est peut-être plus en difficulté que jamais.

Cela dit, de nombreux observateurs remarquent avec raison que les Wings font face à plus de concurrence auprès des amateurs de sport de la région avec les récents succès des Lions, des Tigers et des Pistons. Et bien sûr, les difficultés de l'industrie automobile réduisent substantiellement les revenus disponibles des partisans de la région. Mais il y a une autre raison possible derrière la baisse des ventes de billets, et elle pourrait avoir des répercussions très négatives à travers la ligue.

A cause du mode de fonctionnement de la convention de travail, la plupart des propriétaires de la LNH n'ont aucun autre choix que d'augmenter le prix des billets et/ou de les maintenir à un niveau inaccessible pour de nombreux loyaux partisans.

Les joueurs ont maintenant la garantie de récolter environ 55% des revenus de la ligue. En théorie, cela apporte aux propriétaires la « certitude des couts ». Mais en réalité, la seule chose que cela garantit est que les partisans continueront d'être pressés comme des citrons. Environ 93% des revenus de la LNH sont générés localement, c'est-à-dire par la vente des billets et les chaines de télévisions régionales. La LNH est sans aucun doute une affaire financée par la vente des billets. Seulement 3% des revenus de la ligue sont apportés par son contrat de télévision nationale avec Versus, et cette somme de 70 millions $ ne peut croitre à cause de ce qui est déjà ramassé par la NFL, la MLB, la NBA et la NASCAR.

Donc, aussi longtemps que les autres couts couverts par les 45% restants des revenus de la ligue continueront d'augmenter, et l'inflation fait que ce sera le cas, il n'y a qu'une seule façon pour les propriétaires de maintenir leurs profits, sans même parler de les augmenter : augmenter le prix des billets. Donc si une augmentation de 10% du prix des billets ne provoque qu'une baisse de 5% des affluences, on pourrait dire que cette augmentation est une saine manœuvre financière. Compte tenu de tout cela, attendez vous à ce que les propriétaires continuent d'augmenter le prix des billets jusqu'au point où la diminution des affluences surpasse le bénéfice apporté par les prix de vente.

Avant le lock-out de 2004-05, l'ancien directeur de la SEC Arthur Levitt fit la célèbre remarque que la LNH était dans une « routine vers l'obscurité ». Mais certains problèmes des plus cruciaux sont bien pires aujourd'hui qu'ils l'étaient à l'époque. Avant le lock-out, les propriétaires avaient vraiment la possibilité de payer les joueurs moins que 55% de leurs revenus. Aujourd'hui, le plancher salarial oblige des équipes comme les Predators de Nashville ou les Coyotes de Phoenix à payer les joueurs plus cher qu'ils ne peuvent se le permettre.

Il est possible que des profits et des revenus à court-terme puissent être générés par la hausse du prix des places. Mais sur la durée, il y a plus de chances que ça soit un désastre. Rien n'attire plus les audiences télévisées que les évènements à guichets fermés, et quand le partisan occasionnel regarde et voit les meilleures places être vide, il reçoit le message clair que le hockey n'est pas un programme à ne pas rater.

A Nashville, le projet de rachat de l'équipe par un groupe d'investisseurs locaux semble prendre l'eau, et l'homme d'affaires canadien Jim Balsillie émerge de nouveau comme le candidat le plus probable à la reprise de l'équipe. Balsillie a été très clair dans ses intentions de déplacer les Predators au Canada, allant même jusqu'à vendre des options sur les billets sur Ticketmaster.ca. Sa plus récente offre pour l'équipe inclue une pénalité plus élevée pour briser le bail et déplacer l'équipe, mais c'est peut-être une autre indication d'à quel point il pense que les affaires seront lucratives quand l'équipe sera à Hamilton.

Pour compliquer les choses, les récents contrats accordés aux joueurs vedettes comme Daniel Brière, Scott Gomez et Thomas Vanek prévoient que la plus grande partie de l'argent doit être versée durant les première années du contrat. Les trois joueurs gagneront 10 millions $ cette saison, alors que leur salaire tel que considéré par le plafond salarial est bien plus bas (la valeur totale du contrat divisé par le nombre d'années).

Le résultat sera l'apparition d'un second marché dans quelques années, où les vétérans en perte de vitesse seront convoités par les équipes des petits marchés. Acquérir des joueurs comme Brière, Gomez et Vanek vers la fin de leur contrats respectifs amènera leurs nouvelles équipes près du plancher salarial sans couter très cher en vrais dollars. Mais de telles manœuvres n'aideront pas beaucoup ces équipes à être compétitives sur la glace.

Quand les équipes situées dans les gros marchés l'auront compris – et tout indique que c'est déjà le cas – la différence de talent entre les équipes situées dans les gros et les petits marchés sera plus grande que jamais. La réponse se trouve sans aucun doute dans un partenariat entre les propriétaires et les joueurs, et sur la capacité des deux camps à coopérer pour faire augmenter les revenus globaux de la ligue. Ainsi, la structure économique de la LNH commencera à devenir équivalente à celles de la NFL et de la NBA, où les équipes des petits marchés ont une chance bien plus grande de se battre pour les championnats.

Les récentes initiatives lancées avec Apple et YouTube sont des avancées très positives. La LNH est en train de surprendre en mettant son contenu disponible pour les partisans dans une grande variété de formats et d'options, une grande différence avec le refus catégorique de la NFL d'en faire autant.

S'ils continuent d'anticiper en ce qui concerne la mise en ligne du contenu – et si Kelly parvient à construire une relation plus coopérative entre les joueurs et les propriétaires – attendez vous à ce que la LNH sorte de sa routine et commence à gagner du terrain sur ses plus retardataires rivaux.